Contempler, c’est poser un regard d’amour sur le réel. (Simone Weil)
Atelier de découverte ?
Je vous propose un atelier de sensibilisation pour parcourir un chemin intérieur — simple, sensoriel, profond — et nous entraîner à voir autrement, à ressentir plus finement, à laisser la beauté du monde nous rejoindre. Une invitation à vivre la contemplation dans le corps et le souffle. Inspiré du Lectio Divina, sans connotation religieuse, cet atelier comporte 7 étapes/parties :
- Lento – Ralentir le rythme et les pensées
- Respiro – Se relier à sa respiration, à son corps
- Attentio – Focaliser son attention, ouvrir les sens
- Meditatio – Laisser émerger les pensées, ce qui touche, ce qui parle
- Contemplatio – Accueillir la présence, ouvrir le coeur, goûter la beauté
- Communicatio – Partager ce qui a été vécu (option)
- Actio – Incarner le vécu, une intention, remercier
Lors de cet atelier, nous vivrons des temps de silence guidé et de respiration consciente, des exercices d’attention au monde (sons, lumière, textures, espace), de la marche et du mouvement dans la lenteur, de l’observation sensible, un espace d’expression libre pour ceux qui le souhaitent. Cet atelier ne demande aucun prérequis, sinon le désir d’être là, simplement, de ralentir, de ressentir, d’habiter le présent avec douceur.
La contemplation, c’est quoi ?
Contempler, c’est s’engager dans la vie… autrement. C’est s’arrêter parfois, ralentir, faire silence — mais c’est aussi avancer, bouger, créer, courir, danser — en pleine conscience. Contempler, ce n’est pas seulement regarder ; c’est être traversé. C’est accorder son regard, son corps, son souffle à la réalité, sans chercher à la posséder. Ce n’est plus scruter pour comprendre, mais s’ouvrir pour recevoir. Dans de nombreuses traditions spirituelles, la contemplation est une présence ouverte, une manière d’entrer en relation avec ce qui est — sans jugement, sans attente, sans filtre. Mais cette présence peut se vivre dans le silence comme dans l’élan, dans la quiétude comme dans le mouvement. Dans certains gestes — marcher, escalader, taper la balle, conduire, jouer, tracer un trait ou faire la vaisselle — quelque chose s’ouvre. Un état de fluidité, où l’action devient intuitive, presque sacrée. Là aussi, le temps se suspend. L’ego s’efface. Le monde devient plus vaste, plus vivant. C’est cela aussi, contempler : être entièrement là, même (et surtout) en mouvement. Contempler, c’est goûter la beauté sans vouloir la saisir. C’est se rendre disponible à ce qui vient. C’est parfois s’émerveiller devant presque rien. Dans un monde saturé de vitesse, de performance et de distraction, la contemplation n’est pas une fuite, mais une forme d’action profonde. Un engagement radical avec le réel. Une manière d’habiter le vivant avec robustesse et le cœur en éveil.

Infos
Consultation – Coaching sur rendez-vous en cabinet à 1080 Bruxelles. Également en ligne avec webcam ou en marche en plein air. En Français ou Anglais.
Atelier collectif – voir AGENDA
Contact: Alexandre Pavy – alexpavy@icloud.com
Contemplation et Beauté : des étoiles plein les yeux
Nous étions en Haute-Savoie, dans les Alpes françaises. En famille. Mon grand-oncle y habitait et allait nous guider sur les pistes de ce premier sommet. À 10 ans, je me préparais avec des yeux d’enfant pour une grande ascension : le chemin vers la pointe nord des Fours. Nous allions même faire une halte dans un refuge pour partir au petit matin. Esprit d’aventure, esprit montagnard. Au milieu de la nuit, dans cette chambre-dortoir typique des refuges de haute montagne, je ne pouvais pas dormir. Trop excité sans doute. Je décidai alors de m’aventurer dehors. À cet instant, je fus pris d’une grande émotion : l’émerveillement. Mon regard se perdit dans le ciel, dans cette nuit illuminée de millions, de milliards d’étoiles. Je n’avais jamais vu un spectacle aussi beau, une nuit si étoilée, si pure, si magique. Cette expérience me marqua profondément. La nature est belle, mais « belle » est un mot trop faible. Je parlerais de Beauté avec un grand B. Quelque chose d’indescriptible, qui dépasse la raison, qui ne nécessite pas de mots finalement. Je découvris alors que la nature a le pouvoir de me plonger dans un état contemplatif, de me procurer une émotion qui traverse le corps et de créer un lien direct avec un je-ne-sais-quoi.

